Présentation
La ligne T1 du tramway de Lyon traverse la métropole du nord au sud en reliant des quartiers emblématiques comme la Part‑Dieu, la Guillotière, Gerland ou encore Confluence. Inaugurée pour accompagner le développement urbain et faciliter les déplacements du quotidien, elle offre un accès direct à de nombreux pôles culturels, universitaires et économiques. Avec son tracé fluide et ses correspondances stratégiques, T1 est devenue l’une des lignes les plus structurantes du réseau TCL, appréciée autant par les habitants que par les visiteurs.
Stations
ENS Lyon
Lyon (7ᵉ arrondissement) – Zone 1
Correspondances : BUS 34-BR60
ENS Halle Tony Garnier
Lyon (7ᵉ arrondissement) – Zone 1
Correspondances : BUS 34-BR60
Perrache
Lyon (2ᵉ arrondissement) – Zone 1
Correspondances : gare SNCF, MA, T2, C19-21, BUS 8-31-34-46-49-55-BR60-63-220-X75
Quai Claude Bernard
Lyon (7ᵉ arrondissement) – Zone 1
Correspondances : BUS 35
Rue de l'Université
Lyon (7ᵉ arrondissement) – Zone 1
Correspondances : BUS 35
Saint-André
Lyon (7ᵉ arrondissement) – Zone 1
Palais de Justice - Mairie du 3ᵉ
Lyon (3ᵉ arrondissement) – Zone 1
Correspondances : MB à Place Guichard, C9
Gare Part-Dieu - Vivier Merle
Lyon (3ᵉ arrondissement) – Zone 1
Correspondances : gare SNCF, MB, T3-4-RX, Tb11, C1-2-6-7-9-13-25, BUS 25-38-70-X75
INSA - Einstein
Villeurbanne – Zone 1
Correspondances : C17-26
Croix-Luizet
Villeurbanne – Zone 1
La Doua - I.U.T. Feyssine
Villeurbanne – Zone 1
Tracé et parcours
La ligne T1 débute dans le 7ᵉ arrondissement de Lyon, à la station Debourg, en correspondance avec la ligne B du métro. Elle remonte l’avenue Debourg en site propre, longeant la Halle Tony‑Garnier avant de franchir le Rhône par le pont Raymond‑Barre, ouvrage réservé au tramway et aux modes doux. Elle rejoint alors le quartier de la Confluence, où elle dessert successivement le Musée des Confluences, puis le cours Charlemagne en passant sous l’autopont Pasteur. Le tramway longe l’ancien marché‑gare et les voies SNCF avant d’atteindre le cœur du nouveau quartier, desservant l’Hôtel de Région, le centre commercial Confluence et la Patinoire Charlemagne à la station Hôtel de Région – Montrochet.
La ligne poursuit ensuite vers le nord en direction de Perrache, desservant Sainte‑Blandine et Place des Archives, puis traverse la voûte Est de la gare SNCF pour rejoindre la station Perrache, terminus commun avec la ligne T2. Elle ressort du centre d’échanges, franchit de nouveau le Rhône par le pont Gallieni, toujours en tronc commun avec T2, avant de bifurquer vers le quai Claude‑Bernard pour desservir la station du même nom, au pied de l’hôpital Saint‑Joseph‑Saint‑Luc et à proximité de l’Université Lyon II.
La ligne tourne ensuite rue de l’Université, dessert la station éponyme, puis s’engage rue de Marseille pour atteindre Saint‑André, avant de rejoindre Guillotière – Gabriel Péri sur la ligne D du métro. Elle remonte ensuite le cours de la Liberté, puis la rue Servient, desservant la mairie du 3ᵉ arrondissement et le palais de justice, avant de passer sous le centre commercial de la Part‑Dieu. Elle atteint alors Gare Part‑Dieu – Vivier‑Merle, pôle majeur de correspondances.
Le tracé continue sur le cours Lafayette, puis bifurque vers Thiers – Lafayette avant d’entrer dans le 6ᵉ arrondissement par l’avenue Thiers, en tronc commun avec la ligne T4. La ligne rejoint ensuite Charpennes – Charles Hernu, où elle entre dans Villeurbanne. Elle traverse les rues Henri Rolland, Jacques Brel et Mozart, dessert le quartier Charpennes‑Tonkin, puis s’engage sur l’avenue Condorcet. Enfin, elle pénètre dans le campus scientifique de La Doua, dessert l’Université Lyon‑I et La Doua – Gaston Berger, puis longe l’avenue Albert Einstein jusqu’à son terminus IUT – Feyssine, dont les voies se prolongent vers un remisage couvert.

Matériel roulant
Les rames Citadis 302 assurant le service sur la ligne T1 se distinguent immédiatement par leur carrosserie spécifique à Lyon, un design arrondi et élancé souvent comparé à celui d’un bélouga, tant leurs formes douces et leur nez bombé évoquent ce mammifère marin. Leur livrée originelle met en valeur la ville : une représentation stylisée de la skyline lyonnaise court le long des flancs, créant une identité visuelle forte et facilement reconnaissable dans le paysage urbain. À l’intérieur, l’ambiance repose sur un dominante de bleu, contrastée par des barres de maintien jaunes, tandis que les sièges arborent un motif bleu décoré de petits lions, clin d’œil évident aux armoiries de Lyon.
Ces véhicules, fabriqués par l'industriel français Alstom, sont communs, pour le modèle 302, aux lignes T1, T2, T5, T6 et T7, et, plus généralement, s'exportent dans le monde entier de par sa qualité.
Les rames les plus anciennes font actuellement l’objet d’une rénovation intégrale à mi‑vie, visant à moderniser leur confort, leurs équipements et leur esthétique, afin de prolonger leur service tout en améliorant l’expérience des voyageurs.
Ces rames sont pour le moment remisées à l'UTT (Unité de Transport des Tramways) de Saint-Priest, excpté certaines qui le sont à un entrepôt à la Doua pour les premiers départs depuis la Feyssine, l'UTT en étant assez éloigné.
Depuis le 14 février 2026, tout comme la ligne T2 précédemment, les Citadis 402 sont également utilisées pour permettre une meilleure capacité en heures de pointe.
Histoire
La ligne T1 du tramway de Lyon est inaugurée le 2 janvier 2001, en même temps que la ligne T2. Elle relie alors le centre d’échanges de Perrache au campus de La Doua, marquant le grand retour du tramway dans l’agglomération après plusieurs décennies d’absence. Son premier prolongement intervient le 15 septembre 2005, avec trois nouvelles stations au sud de Perrache : Suchet, Sainte‑Blandine et Montrochet. Ce développement accompagne la transformation du quartier Confluence. Durant ces travaux, une voie unique est également posée en prévision de la future desserte du musée des Confluences, initialement prévue pour 2008. Les retards du musée et la rapide urbanisation du secteur conduisent finalement la Métropole à envisager une extension plus ambitieuse vers Gerland.
Cette extension devient réalité le 19 février 2014, lorsque la ligne est prolongée jusqu’à Debourg, créant un lien direct entre la Presqu’île et Gerland. Le prolongement ajoute 2,3 km et quatre stations, dont une à proximité du musée des Confluences et trois dans le quartier de Gerland, près de la Halle Tony‑Garnier, de l’ENS et de la station Debourg du métro B. Les travaux débutent en 2011, les essais en décembre 2013, et un nouveau pont sur le Rhône — le pont Raymond‑Barre — est construit spécialement pour le tramway et les modes doux.
À l’été 2019, la ligne connaît une importante campagne de travaux. Dix-huit ans après sa mise en service, plusieurs appareils de voie et portions de rails doivent être remplacés. Parallèlement, les réaménagements des quartiers Part‑Dieu et Perrache nécessitent des modifications du tracé, la création ou la suppression d’aiguillages, ainsi que la transformation de certaines stations. Ces interventions entraînent une interruption partielle de la ligne entre juillet et août 2019. Parmi les chantiers notables figurent la suppression du tiroir de retournement du boulevard Vivier‑Merle, la création d’un nouveau tiroir rue Servient, l’allongement des quais de Part‑Dieu – Auditorium, la rénovation de la station Suchet — rebaptisée Place des Archives — et le remplacement de l’aiguillage séparant les lignes T1 et T2. En parallèle, des essais de la future ligne T6 sont menés à Debourg.
